La fiche de l'essai


Essai : Citroën C5 Aircross

le 20/06/2022 à 11h54

Le style du SUV français évolue vers plus de maturité et sobriété. Mais retrouve-t-on encore son sublime toucher de route ouaté ?

Au moment de présenter le facelift de la C5 Aircross, le designer en charge du projet a fait une déclaration intéressante : si en voyant une mise à jour de mi-carrière, on se souvient immédiatement de ce à quoi la voiture ressemblait précédemment, c’est que le travail aurait pu être mieux fait. Et au premier regard, l’ancienne face avant du SUV français ne nous revient pas en mémoire. Mission réussie donc. Il faut dire que les changements sont subtils, mais nombreux !


 

 

Beaucoup de changements, mais pas partout…

Nous avions déjà découvert cette mise à jour en exclusivité en début d’année. Toute la face avant est nouvelle ! De la calandre au pare-chocs en passant par les optiques. Les changements à l’arrière sont plus timides, la vraie nouveauté provient des phares. L’intérieur évolue également. Sa pièce maitresse est ce nouvel écran central de 10 pouces directement inspiré de celui des dernières C4 et C5 X. Dommage que ce dernier n’embarque pas le dernier système d’infodivertissement du groupe. Il est réactif, mais toujours pas des plus intuitifs. Il a grandi, certes, mais uniquement en largeur pour afficher constamment la température de la climatisation. En réalité, sa surface et son utilisation n’ont pas beaucoup changé. Heureusement, le C5 Aircross se rattrape avec un combiné d’instrument digital de 12,3 pouces à la personnalisation poussée et pratique. Il est, par exemple, possible d’afficher la carte pratiquement en pleine écran. En résumé, le C5 Aircross a gagné en maturité.


 

 

Son truc, c’est le confort !

Le design du SUV français a évolué, mais ce qui n’a pas changé, c’est son habitabilité et son confort ! La banquette est composée de trois sièges identiques et indépendants à l’assise et au dossier réglables ! Quant au coffre, il évolue de 580 à 1.630 litres sur les versions thermiques et de 460 à 1.510 litres dans la version hybride. De la place, on n’en manque pas, et niveau modularité, on ne fait pas mieux.


 

 

Son confort de marche est tout simplement royal ! Comme toujours chez Citroën. Peu importe ce que l’on jette sous ses roues, le C5 Aircross s’en défait comme si de rien n’était. Par-dessus cette suspension digne des meilleures limousines, Citroën ajoute des sièges moelleux, mais pas trop non plus, et une excellente insonorisation. Certes, si l’on sollicite trop le moteur, il se fait entendre, mais tant qu’on garde le pied léger, on est pratiquement coupé du monde ! Les quelques heures qu’on a passé à son bord, on ne les a pas senties. On en aurait même bien volontiers passé quelques-unes de plus ! Grâce à sa conduite semi-autonome de niveau 2 incluant un régulateur de vitesse adaptatif et un excellent maintien au centre de la voie, avaler les kilomètres est une vraie formalité, presque un plaisir.

Il ne se démonte pas pour autant

Citroën commence par le « C » de confort et non par le « D » de dynamisme, mais comme nous avons déjà pu le constater chez le constructeur français, ce n’est pas pour autant que les virages en deviennent un enfer. La direction est dépourvue de sensation, mais sa résistance est adéquate et elle est précise. Sein et équilibré, il n’y pas grand-chose à reprocher à ce C5 Aircross, même en matière de dynamisme. Domaine dans lequel on ne s’aventure finalement que très peu pour profiter un maximum de son confort.

Essence, diesel et plug-in

Sous le capot, 3 blocs sont proposés, un par type de motorisation. Comme nous avions pu le découvrir dans la C5 X, le petit 1.2 l turbo essence de 130 ch et 230 Nm de couple fait déjà du très bon boulot. Avec lui, oubliez toute forme de dynamisme, mais il est largement suffisant pour déplacer les 1,4 tonnes de l’engin et profiter de son confort impérial. Ce moteur est le seul à être disponible en boîte manuelle. Les gros rouleurs seront ravis d’apprendre qu’un diesel est toujours au programme ! Il développe lui aussi 130 ch, mais 300 Nm de couple. Avec ce dernier, les longues distances ne seront vraiment pas un problème.


 

 

Le C5 Aircross est aussi disponible en version plug-in hybride. Elle allie un 1.6 l turbo essence de 180 ch à un moteur électrique de 110 ch et à une batterie de 13,2 kWh logée sous la banquette arrière. Résultat, un total de 225 ch et 360 Nm de couple. Seules différences avec les autres motorisations, le coffre légèrement raboté et la suspension arrière à multibras pour mieux gérer ses 1.7600 kg et distiller encore un chouïa plus de confort. C’est forcément avec cette motorisation que la Française brille le plus. Il faut dire que niveau confort sonore, on ne fait pas mieux que du 100% électrique. Mode dans lequel Citroën annonce que ce SUV peut parcourir jusqu’à 55 km. À noter que peu importe la motorisation retenue, ce C5 Aircross est uniquement une traction.


 

 

Combien ça coute ? 

Le C5 Aircross se monnaie à partir de 30.730 € pour la finition la plus « basique » équipée du moteur essence et de la boîte manuelle. Toujours dans cette même finition baptisée Live, comptez 33.245 € pour passer sur le diesel et l’automatique. Pour le niveau de confort, la modularité et l’habitabilité qu’offre ce C5 Aircross, ce n’est pas si cher payé !